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7 conseils pour aider votre enfant à faire ses devoirs

Cours Hattemer

Quand les devoirs se transforment chaque jour en un moment de tension, il est grand temps de réagir ! Des solutions existent pour faciliter ce rendez-vous quotidien et aider votre enfant à être efficace dans ses apprentissages. Guénola Bes de Berc, institutrice en classe de 8e (CM1) chez Hattemer, nous transmet ses conseils.

 

aider son enfant à faire ses devoirs

 

1/ Planifiez les horaires des devoirs

En revenant de l’école ou du collège, votre enfant a besoin d’une phase de respiration marquant la fin de la journée scolaire : c’est le moment du goûter et de jouer en extérieur lorsque le temps le permet. Ensuite, trouvez le moment de la soirée le plus adapté et fixez l’horaire auquel l’enfant doit démarrer ses devoirs, mais aussi une durée à ne pas dépasser, à évaluer avec l’enseignant. Chez Hattemer, on compte 30 à 45 minutes quotidiennes au primaire, jamais plus d’une heure. Si les devoirs trainent en longueur, il est nécessaire de se rapprocher de l’enseignant afin de comprendre ce qui bloque.

 

2/ Responsabilisez et faites confiance à votre enfant

Il n’existe pas une seule manière d’apprendre et les devoirs à la maison permettent d’expérimenter des choses impossibles en classe. « Certains enfants ont besoin de marcher tout en révisant. D’autres préfèrent parler à voix haute » observe Guénola Bes de Berc. Par exemple, associer la révision des tables de multiplication ou des conjugaisons avec une balle roulant au sol de vous vers l’enfant pendant que vous lui posez la question, puis de lui vers vous lors de sa réponse, fonctionne très bien avec des enfants très actifs.

D’autres enfants aiment changer fréquemment d’environnement ou se concentrent mieux lorsqu’ils sont seuls, sans aucune tentation extérieure. Responsabiliser son enfant, ce n’est pas le laisser faire tout ce qu’il veut sans limite mais c’est le rendre actif de sa manière d’apprendre en lui laissant la latitude d’agir sur son environnement lorsque c’est possible, afin qu’il trouve ce qui est le plus efficace pour lui.

 

3/ Ne faites pas à sa place

Lors des premiers apprentissages, l’enfant a besoin d’être bien encadré, mais l’adulte va s’effacer progressivement, avec en vue l’objectif  d’une parfaite autonomie de l’élève.

Pour cela, s’il fait appel à vous car il bloque sur un exercice, votre rôle est de lui poser les bonnes questions pour l’aider à trouver lui-même son propre cheminement menant à la réponse.

 

4/ Favorisez sa concentration

Se concentrer n’est pas toujours évident. C’est pourtant la condition pour que les devoirs ne deviennent pas une interminable corvée pour l’enfant et pour ses parents ! La faculté d’attention peut se développer lors des temps de loisirs par exemple via certains jeux de société ou de mémorisation. Le yoga ou la relaxation ont également prouvé leurs effets très bénéfiques.

Avant de commencer les devoirs, il peut être bon de proposer à l’enfant un petit exercice de recentrage ou de visualisation. Il en existe d’innombrables[1] : à chacun de tester et de choisir celui qui lui convient le mieux.

 

5/ Sachez l’encourager

Tout d’abord, il est important de toujours encourager l’effort davantage que les résultats. Ainsi, jeter un coup d’œil rapide sur les devoirs et complimenter l’enfant sur son intelligence parce qu’il a eu une bonne note peut être improductif. En revanche, savoir apprécier à leur juste valeur les efforts et la progression de votre enfant dans la matière où il a moins de facilités va être réellement motivant pour lui.

Par exemple au lieu de dire « Tu as eu une excellente note en français, regarde comme tu es intelligent » ; préférez des formules plus précises comme : « C’était difficile mais j’ai bien vu que tu t’es accroché et au final tu as réussi à trouver la bonne réponse ! ».

 

6/ Décomposez le travail

Lorsque l’enfant grandit, les devoirs se complexifient et s’allongent. De plus, s’il rencontre quelques difficultés, un même exercice lui prendra plus de temps. Afin d’éviter le découragement ou la déconcentration, « c’est une bonne idée de scinder le temps des devoirs en plusieurs fois, surtout le week-end. Les matinées sont généralement plus propices car l’enfant n’est pas fatigué » conseille Guénola Bes de Berc. Le travail s’avère alors bien plus efficace que le fait de rester vissé à sa chaise durant des heures sans avancer réellement.

Pour tous les élèves, l’alternance apprentissage-pause-révision-pause-révision est également un bon moyen pour retenir une leçon dans la durée et pas seulement pour l’interrogation du lendemain !

 

7/ Veillez à l’hygiène de vie

Le lien entre déficit de concentration et mauvaises habitudes quotidiennes est de plus en plus avéré scientifiquement. Attention à l’excès d’écrans, en particulier en soirée : une qualité de sommeil altérée ou des nuits trop courtes ont des effets importants sur le calme et les facultés cognitives.

L’alimentation ne doit pas être négligée : « un excès de sucre le matin se ressent en classe » confirme Guénola Bes de Berc. L’hypoglycémie suivant le pic du taux de sucre dans le sang entraîne des phénomènes bien connus d’irritabilité et de fatigue. Certains scientifiques[2] vont plus loin et estiment qu’un régime trop sucré peut perturber les facultés de mémorisation et d’acquisition des connaissances, mais aussi générer des états dépressifs en particulier chez les adolescents.

 

Toutes ces bonnes pratiques favorisent chez l’enfant une certaine discipline de travail mais aussi une meilleure connaissance de soi, de sa manière de se concentrer et d’apprendre. Autant d’atouts qui lui seront utiles tout au long de sa scolarité et même de sa vie d’adulte.

 


[1] https://apprendreaeduquer.fr/9-methodes-pour-aider-les-enfants-a-se-concentrer-et-a-etre-attentifs/

[2] http://brainhealthbook.com/brain-sugar/

https://www.sciencedaily.com/releases/2014/11/141118141852.htm

 

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