Vers la page d'accueil

Présentation
Enfants Précoces
Cours à Distance
Enseignement supérieur
Stages intensifs
La vie du Cours
Les activités périscolaires
Le Qui est Qui
Les Anciens
Liens utiles
Espace parent
Album photos
Contact
Renseignements pratiques
Plan du site
Signez le Livre d'or

Et toujours :

Le calendrier des vacances


Les perles du Bac


La Méthode Hattemer

Créez un lien avec notre site
Fédération Nationale de l'Enseignement Privé Laïc

Le lion sacré

de Matthieu DUMON

 

Toute cette histoire se déroule en notre époque

Chapitre 1 : le chef et sa famille

Un chef de tribu Masaï, Ourga, vit paisiblement avec sa famille :
-Sa femme Irou
-son premier fils Iria
-son deuxième fils Oriou
Ils se déplacent avec sa tribu de réserve en réserve dans la savane au Kenya avec leur bétail constitué d’une sorte de vache.
Ourga a une quarantaine d’année. Il est beau, d’une taille moyenne, assez maigre mais très musclé, résistant autant aux coups qu’à la chaleur, fort comme un tigre, intelligent comme deux guerriers, rusé, d’une gentillesse sans comparaison possible, prêt à tout, généreux, vif d’esprit, dévoué, bon, rapide comme un jeune chien, adorable, sympathique, charmant, attachant, cordial,malin comme un chien. Irou était née dans une autre tribu mais elle s’était enfuie car il s’agissait d’une tribu Masaï la plus barbare : en effet, le combat était la principale recherche des guerriers qui la composait. Ils voulaient faire la guerre avec toutes les tribus qu’ils rencontraient.
Heureusement, dans sa fuite, elle tomba dans cette tribu où les parents d’Ourga la recueillirent et l’adoptèrent. Ourga et Irou étaient tombés fous amoureux vers l’âge de dix huit ans et se marièrent. A l’époque, Irou était belle comme un soleil, fine comme de l’eau douce. Elle était d’une douceur sans limite. C’était sa beauté, à la fois extérieure et intérieure qui faisait tout son charme. Et c’était pour cela qu’Ourga voulait se marier avec elle. Irou, quant à elle, avait aussi ses raisons de vouloir épouser Ourga : son physique n’était pas extraordinaire, mais sa gentillesse et surtout sa finesse d’esprit étaient ses qualités les plus développées. Quand le père d’Ourga, ancien chef de la tribu, mourut, Ourga prit alors sa place et avec Irou, ils devinrent les nouveaux chefs de la tribu.
Quelques mois plus tard, leur premier enfant naquit.
Ils prirent tout le soin du monde à l’élever. Bien sûr, Ourga devait remplir son rôle de chef organiser les départs pour se déplacer de réserve en réserve Les Masaï avaient trouvé un moyen très efficace de construire les habitations de leur manyatta qui satisfasse leur vie nomade : des branches mises les unes sur les autres de façon à ce qu’elles forment une maison. Une fois bien installées, on versait de la bouse de vache pétrie par les femmes et les enfants dessus. Une fois dure, on pouvait s’installer à l’intérieur. Grâce à sa finesse d’esprit, il arrivait très vite à résoudre les problèmes de la manyatta et s’occupait dès qu’il pouvait de son fils. 
Il devait tenir compte des conseils du sorcier. De temps en temps, ce que le sorcier lui révélait le tracassait tellement qu’il ne pouvait pas s’occuper de son fils pendant une semaine. Mais Irou veillait toujours sur lui. Ils l’appelèrent Iria. Iria grandit dans la confiance de ses parents.
Un deuxième fils vint au monde. Ils le nommèrent Oriou. Cette fois-ci, Ourga pu moins s’en occuper car il avait un gros problème : leur sorcier était mort. Heureusement, il avait un apprenti qui ne savait pas tout mais se débrouillait fort bien. Il se nommait Iniourca. Mais ce qu’Ourga ne savait pas, c’était que le sorcier avait de mauvaises ambitions : il voulait prendre sa place.
Et justement, il profita d’une occasion.

 

Chapitre 2 : la prophétie

Le lion était pour eux l’animal sacré. Ourga en avait un car c’est un porte-bonheur pour que leurs terres soient fertiles pour leur bétail. S’il mourrait et qu’il n’y avait pas d’autres lions, c’était la sécheresse assurée. Pourtant, un jour, la chose se produisit ; Mort de vieillesse, sans doute ; Iniourca, si le chef mourrait ou était banni, prenait sa place. Il inventa alors un sortilège dont il était sûr que le chef et sa famille seraient incapables de réaliser. 
Le voici donc :
Si au bout d’une lune,
De lionceau, tu n’as pas attrapé,
Au somment d’une dune
Deviendra alors Chef sorcier
Et devront alors les guerriers
Capturer de lionceau un,
Et il faudra ne pas échouer,
Si vous ne voulez pas avoir faim1
A ces mots, tout le monde fut étonné sauf Iniourca. Il était content de l’effet produit. Mais il ne le fit pas voir. Il allait leur tendre quelques pièges dont ils allaient se souvenir longtemps.
Pendant ce temps, Ourga et sa famille allèrent se préparer pour capturer le fauve.
Quelques minutes plus tard, ils étaient prêts : lances, cordes pour suspendre le lionceau par les pattes, filets, gros bouts de bois pour assommer des bêtes.
Voilà, ils étaient parés à partir. Ils voulaient prendre un Morane2 mais Iniourca s’obstina à leur dire que cela leur porterait malheur à tous.

1 Traduit du Swahili.

2 Mot Swahili qui désigne un jeune homme qui devient un homme, âge le plus vigoureux.

 

Chapitre 3 : Le piège raté

Le soleil brûlait fort. La chaleur était torride. Les quatre Masaïs partirent sur les routes construites de long en large de la réserve. Ils croisèrent une grosse Land Rover grise grouillante de touristes vêtus très légèrement : un simple T-shirt à manches courtes, short, casquette, lunettes de soleil et j’en passe. Ils avaient des appareils photos aux mains et dès qu’un animal passait, il était accompagné du bruit de boutons de ces appareils et de murmures d’admiration. Ces touristes s’étaient faits charger par un hippopotame. Heureusement que leur guide avait accéléré à temps ! Il leur expliquait ce qui était dangereux ou pas dans la savane. Ils regardèrent la voiture avec dédain. 
Iniourca avait installé un piège dans la forêt où il était sûr qu’ils passeraient. Il en était sûr car c’était l’endroit le plus proche et le plus réputé en lions de la manyatta. Il avait réussi à trouver un trou dans le chemin normal qui avait dû servir à des animaux. Il l’avait recouvert de branches et de feuilles sèches qu’il avait soigneusement disposées pour que cela passe inaperçu aux yeux des quatre Masaïs, qu’ils tombent dedans et qu’ils ne puissent pas s’en échapper. Il se cacha derrière un arbre à côté du piège fabriqué. 
Mais la chance n’était pas favorable envers lui ! Malheureusement pour lui, peu après, il les vit passer mais ils ne marchèrent pas à l’endroit prévu. Ils passèrent quelques pas plus loin, avec leur équipement qu’ils avaient emporté. Ils ne regardèrent pas autour d’eux. Ils marchaient d’un pas machinal. Ils n’avaient pas peur mais c’était sûr qu’ils auraient préféré rester avec mes autres Masaïs à la manyatta. Ils avaient revêtu un bout de tissus rouge tout autour de leur corps.

 

Chapitre 4 : L’attaque des singes

Ils avançaient d’un pas nonchalant, et tout d’un coup, des singes, des petits, des gros, surgirent des arbres. Certains de la gauche, d’autres de devant, et d’autres encore de la droite … ils affluaient de partout. Ils devaient être des babouins. C’était horrible. Ces cris perçants, leur masse totale qui s’écroulait sur toute la famille d’Ourga, la rapidité qu’ils avaient. Ils étaient tellement que beaucoup de singes roulèrent sur le côté et arrivèrent contre le sol. Mais ils se redressaient rapidement et revenaient aussi vite qu’ils étaient tombés. Sur le coup, le chef et sa famille ne bougèrent d’abord pas, puis le père et un de ses fils, quasiment Morane prirent tous les deux une lance et se débattirent comme des diables tant bien que mal mais c’était en vain. Cela n’empêcha pas les singes de leur subtiliser près de la moitié de leur équipement. 
Ils essayèrent de récupérer ce qu’ils pouvaient mais sans réussite. 
Alors Ourga et son fils s’approchèrent à pas de loup vers l’arbre où tous les singes s’étaient réfugiés après leur attaque. Sachant que leur équipement, que les singes contemplaient, serait trop lourd pour eux s’ils étaient pris par surprise, les deux Masaïs grimpèrent doucement dans l’arbre en faisant attention de ne pas faire craquer une branche ;
Une fois quasiment arrivés en haut, ils s’arrêtèrent hors de portée de vue. Soudain, ensemble, ils surgirent dans l’arbre en faisant un boucan d’enfer. Les singes, pris de stupeur, ne bougèrent d’abord pas puis partirent en criant à tout rompre.
Comme l’avaient prévu les deux Masaïs, ils avaient laissé tout l’équipement : soit en équilibre sur une ou deux branches, soit par terre à cause de la précipitation des singes. Ils ramassèrent tout puis se remirent en route.

 

Chapitre 5 : Quand les pièges s’opposent au sorcier

Ils s’aperçurent qu’une demi-lune s’était déjà écoulée depuis leur départ de la manyatta. Pendant ce temps, Iniourca installait d’autres pièges : il installait des filets, des cordes pour les suspendre par les pieds, des cages fabriquées en branches.
Il essayait chaque jour d’attraper les quatre Masaïs. Une fois, Ourga avait failli tomber dans un des pièges, mais il l’évita sans s’en apercevoir car une minuscule fée les écartait toujours de la route d’Ourga et de sa famille. Elle n’avait jamais été vue à part par Oriou mais qui crut à un mirage.
Elle avait une couleur dorée sur les lorsqu’elle était contente, rouge quand elle était énervée. Elle communiquait avec ses congénères qu’avec sa couleur car elle ne peut émettre aucun son. 
A chaque fois, la tentative d’ Iniourca était vouée à l’échec. Mais il continuait à en poser et il laissait ceux qu’il avait déjà installés au cas où, d’après lui, Ourga repasse. Il continuait, sans répit, jour et nuit, et, toujours, il échouait. Il imaginait des pièges sophistiqués mais à chaque fois, la fée les écartait.
Et les jours passaient, s’écoulaient. Vers la fin du cycle de la lune, ils n’avaient toujours pas attrapé de lionceau. Ils avaient eux aussi, posé des pièges pour en capturer un. Mais sans succès.
Ils passaient de temps en temps des nuits blanches. L’air fatigué, les épaules tombantes, les cernes sous leurs yeux, leur regard vide, en s’appuyant sur leurs lances, faisaient de cette famille un portrait pas laid, mais leur air, leur tenue inspiraient la pitié. 
C’est vrai que ces longues heures de marche sans repos les avaient quasiment achevés. En plus, ce soleil de feu aurait pu cuire quelqu’un comme nous en quelques secondes.
Ils étaient las, épuisés, mais ils savaient qu’il fallait continuer car, sinon, ils seraient bannis de leur peuple.

 

Chapitre 6 : Le léopard

Mais un jour, un léopard leur barra la route. Ils essayèrent de ne pas faire de mouvements et de retenir leur respiration pour éviter que le fauve ne s’attaque à eux.
Ce dernier poussa un feulement rauque et sourd qui fit s’envoler tous les oiseaux réfugiés dans les hauts arbres aux alentours.
Ourga bougea très lentement en faisant attention à ses gestes. Il prit la lance que sa femme portait dans sa main gauche. Soudain, il se figea. Le léopard commençait à le renifler des pieds à la taille. Puis, il alla sentir la famille du Chef.
Peu après, ils comprirent le feulement rauque et sourd qu’avait poussé le léopard un peu auparavant : il avait appelé ses congénères au cas où ce serait de la viande (pour les léopards, la viande se débat).
Une fois avec les autres léopards réunis, il poussa un deuxième feulement mais plus doux à entendre. 
D’après, les Masaïs, cela devait signifier fausse alerte car ils repartirent quasiment aussitôt.
Une fois les léopards partis, ils furent contents de ne pas être en ce moment déchiquetés dans plusieurs ventres de fauves.

 

Chapitre 7 : la chance d’Ourga et de sa famille

Enfin, ils décidèrent de rentrer à la tribu Masaï, bredouilles, d’où ils seraient bannis.
La lune touchait quasiment à sa fin.
Et puis, ils eurent la chance la plus inouïe que personne n’ait jamais connue.
Un lionceau qui devait être âgé d’un ou deux mois, était emprisonné dans un des filets d’ Iniourca!
Ils le récupérèrent et retournèrent au clan Masaï où les hommes et les femmes du village les attendaient avec impatience. En voyant le lionceau dans les bras d’Irou, ils hurlèrent, crièrent de joie car Ourga qui était apprécié de tous, resterait le chef et que personne ne connaîtrait la famine.
Une fois la joie exprimée, par tous les Masaïs calmés, une petite fille vint les voir et leur expliqua qu’Iniourca était parti en même temps qu’eux et qu’il n’était jamais revenu.
Ourga ne prit pas compte de cette remarque et envoya des Masaïs enlever tous les pièges qu’ils avaient installés.
Mais parlons d’Iniourca.
Les masaïs le retrouvèrent mort, attrapé dans un filet dont il n’avait pu se débarrasser.
Un des Masaïs le rapporta à la tribu. 
Ourga, voyant cela, vérifia que ce n’était pas un de ses pièges en regardant la corde, mais c’était une corde que seul Iniourca pouvait avoir.
Et donc, la vérité lui sauta aux yeux : Iniourca avait posé des pièges pour qu’il ne puisse pas redevenir chef.
Ils firent une énorme fête pour célébrer le retour d’Ourga et prirent l’apprenti sorcier pour le remplacer.

 

F I N

 

Conte écrit en Février 2004

 

Cours Hattemer
52 rue de Londres
75008 Paris
Tel 01 43 87 59 14
Fax 01 42 93 57 94
courriel@hattemer.fr

Google
 
Web www.hattemer.fr

Copyright ©
 1998-2010