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Le vocabulaire des classes prépa
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D'après un article de Claude Duneton paru dans Science & vie junior en juillet 1998
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3/2 (lire : trois demies)
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Élève de 2ème année de classe préparatoire.
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5/2 (lire cinq demies)
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Élève redoublant sa 2e année de classe préparatoire.
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Bizuth
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Élève de 1ère année de classe préparatoire.
Le mot est repéré à Saint-Cyr, école supérieure des officiers, dès 1843. Il s’écrivait alors bisut, mais on connaît mal son origine : peut-être d’un mot genevois, bésu, " niais " (au sens " neuf ") donnant bésule, " élève nouveau ". Cela étant, le passage du terme de Genève à Saint-Cyr, près de Paris, s’explique mal !
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Concours Ecricome
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Concours d'entrée commun aux ESC de Bordeaux, Marseille, Reims, Rouen et l'ICN Nancy, ouvert aux élèves des classes préparatoires économiques et commerciales.
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Concours Passerelle
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Concours d'entrée commun aux ESC d’Amiens, Clermont, Dijon, Grenoble, Le Havre, Lille, Montpellier, Nice, Pau, Rennes, Toulouse, Poitiers/Tours (ESCEM) ouvert aux titulaires d'un Bac + 2 (DEUG, BTS, IUT).
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Concours Profils
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Concours d'entrée commun aux ESC de Brest, Chambéry, Saint-Etienne, Troyes et La Rochelle ouvert aux titulaires d'un Bac + 2 (DEUG, BTS, IUT).
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Concours Tremplin
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Concours d'entrée commun aux cinq écoles Ecricome : les ESC Bordeaux, Marseille, Reims, Rouen et l'ICN Nancy, ouvert aux titulaires d'un Bac + 2 (DEUG, BTS, IUT).
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CPGE
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Acronyme de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles
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Cuber
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Redoubler la deuxième année
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Hypokhâgne
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2ème année de classes préparatoires littéraires
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Les épices
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Classes préparatoires commerciales
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Khâgne
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1ère année de classes préparatoires littéraires.
La khâgne, possède une orthographe volontairement pédante, évoquant un terme grec, ou hindou, ou Dieu sait quoi de savant, alors qu’il s’agit seulement de cagne (1888), l’endroit ou étudient les cagneux (même date) devenus khâgneux au début de ce siècle. L’appellation est, au début, une moquerie de la part des taupins, qui se croyaient supérieurs et considéraient les élèves de lettres comme étant un peu " tordus ", comme qui dirait " mal foutus " (cagneux, aux jambes torses). Ce n’est que dans la période dite " l’entre-deux-guerres " (1919-1939) que sont apparues les dénominations particulières aux premières années de ces filières : hypokhâgne (1923), c’est-à-dire " sous la khâgne " (comme l’hypoderme est sous le derme), et l’hypotaupe (1938).
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Khârrés
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Élève de deuxième année de classe préparatoire
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Khôlle (ou colle)
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Interrogations orales durant en principe 40 minutes (20 minutes de préparation et 20 minutes de passage devant le professeur) effectuées une ou plusieurs fois par mois dans chaque matière, afin de se préparer aux concours.
Une khôlle (sur le modèle de " khâghe ") désigne une interrogation ou un examen " blanc " d’entraînement. Il s’agit en réalité d’une colle (1844 à Polytechnique, 1855 à Saint-Cyr, 1858 dans les lycées). Pourquoi une colle ? Eh bien, selon le sens du mot en 1900 : " Examen préparatoire, appelé ainsi parce que le colleur cherche à coller, c’est-à-dire à embarrasser l’élève. " En quelque sorte, si on nous pose une colle, on sèche.
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Prépa HEC
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Préparation au Haut Enseignement Commercial, c'est à dire à toutes les Grandes
Écoles de Commerce.
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Taupes, taupin
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Élèves des classes préparatoires scientifiques.
La taupe est la réunion (depuis 1889) des taupins... Un taupin est un élève en préparation à Polytechnique, Centrale et Normale Sup sciences, depuis les années 1840. Pourquoi taupin ? Vraisemblablement parce qu’il travaille avec acharnement, aveuglément, comme font les taupes sous terre. D’autres ont dit : " parce que ces élèves devenaient myopes comme des taupes à force de se fatiguer les yeux ! " La fille est une taupine (1912).
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Turnes, thurnes
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Salles de classe
En khâgne comme en taupe, les salles de classe s’appellent des turnes, ou encore thurnes pour faire chic. Là, aucun problème : la turne est, en argot courant, une maison, un logis quelconque. Le mot a désigné une chambre d’élève à Normale sup dès 1882, puis une salle d’étude en 1937.
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