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| | Les enfants et la drogue | 3ème partie |
3/ AGIR, REAGIR, AIDER, ETRE AIDER
| | Une vie est une somme d’expériences. une quête d’émotions et de connaissances nouvelles qui apportent des succès mais aussi des échecs. Entre liberté et responsabilité, l’enfant puis l’adolescent apprend progressivement à devenir autonome. Cet apprentissage individuel, l’amène, une fois adulte à connaître ses obligations et à savoir prendre des décisions, dans sa vie personnelle, sentimentale, professionnelle et sociale. L’usage, l’usage nocif et la dépendance concernent bien plus les adultes que les adolescents ou les jeunes. Mais la plupart des consommations problématiques commencent avant 20 ans. L’adolescence est une période d’évolution particulièrement importante. Informer plus particulièrement les adultes, leur donner les informations nécessaires pour aider les plus jeunes à vivre expériences et découvertes à moindre risque. | | Adolescence et expériences | première cigarette, première ivresse, premier amour, première relation sexuelle ; L’adolescence est le temps des expériences Tout en dosant leurs interventions et l’affirmation de leur autorité, il est indispensable pour les adultes de marquer les limites et de mettre en garde un adolescent contre les dangers qu’il peut encourir. Il est tout aussi nécessaire de le valoriser, de l’encourager et de favoriser ses contacts avec l’extérieur. | | Le rôle de l’entourage | Chaque personne instaure une relation unique a l’autre et au monde, développe des stratégies personnelles pour éprouver du plaisir ou pour ne pas souffrir. L’adolescence est l’âge de tous les possibles, des expériences et des rencontres. La consommation des substances psychoactives occupe une place importante dans ces stratégies. Ce qui peut être vécu dans un moment particulier peut ne pas prendre un caractère définitif, et rien ne sert de dramatiser un essai ou une erreur. | | Quelles questions se poser face à l’usage d’une substance psychoactive ? | Quel(s) est(sont) le(s) produit(s)consommé(s) ? La consommation est-elle rare ou fréquente ? Dans quelle circonstance consomme cette personne, seule ou en groupe Y a t’il des conséquences nocives ou des dommages ? Quelle importance le consommateur reconnaît-il à cet usage ? - Pour s’amuser de temps en temps ?
- Pour faire comme les autres ?
- Parce qu’il l’estime indispensable à son bien-être ?
S’interroger, parler en toute confiance d’une consommation, quelle qu’elle soit, est nécessaire. La plupart des consommations resteront sans conséquences graves si le dialogue est instauré Mais dans certaines situations, il y a lieu de se faire aider. L’accepter, c’est souvent trouver des solutions à des situations jugées insupportables. | | Donner des repères | Refuser ou fuir les conflits ne résout pas les problèmes. Dire non à un, jeune enfant qui va faire quelque chose de dangereux ou d’interdit, dire non à un adolescent sans avoir peur d’exercer son autorité sont des attitudes éducatives tout aussi essentielles pour lui que celles qui consistent à l’ouvrir à des connaissances nouvelles. Retarder le plus possible l’expérimentation du tabac et de l’alcool peut atténuer le risque d’un comportement d’usage nocif ou d’une dépendance ultérieure. | | Ne pas préjuger d’une consommation | Tout comme un verre de vin ne fait pas l’alcoolique et une cigarette le tabagique, un adolescent qui fume occasionnellement du cannabis n’est pas un toxicomane. Les consommations abusives et les dépendances font partie le plus souvent d’un ensemble de comportements à risque ou de symptômes qui sont l’expression de difficultés passagères ou plus profondes, de souffrances, qu’il s’agit de prendre en compte au cas par cas. | | Ou s’informer et se documenter ? | DROGUES INFO SERVICE : 0 800 231 313 CROIX ROUGE ECOUTE : 0 800 858 858 FIL SANTE JEUNES : 0 800 235 236 www.drogues.gouv.fr www.cfes.sante.fr les Points Ecoutent Jeunes (62) les Points Ecoutent Parents (16) | | |