|
| | Les enfants et la drogue | 2ème partie |
2/ USAGE
| | Les distinctions de comportement | Les effets, les risques et les dangers des substances psychoactive varient suivant les produits et l’usage que l’on en fait. Les raisons de consommer diffèrent selon chaque personne, elles sont liées à son histoire, à son état de santé, à son environnement social et familial. La consommation de ces produits procure un plaisir ou un soulagement immédiat, contrôlé ou non. On peut : - boire un verre d’alcool pour se détendre, pour le plaisir de goûter un bon vin, pour surmonter un moment douloureux ou se sentir mieux ;
- fumer du tabac pour faire comme les autres, pour le plaisir de partager un moment avec d’autres ou parce qu’on ne peut plus s’arrêter ;
- consommer de l’ecstasy dans le désir d’accéder à des sensations extrêmes ;
- consommer abusivement une substance pour atténuer une sensation de malaise, rechercher l’oubli d’une souffrance ou d’une réalité vécue comme insupportable…
Que le produit soit licite ou illicite, la communauté scientifique distingue trois types de comportement de consommation : - L’usage
- l’usage nocif (à problème)
- et la dépendance
| | Qu’est-ce que l’usage ? | L’usage est une consommation de substances psychoactive qui n’entraîne ni complication pour la santé, ni troubles du comportement ayant des conséquences nocives sur les autres. Dans la grande majorité des cas, l’usage n’entraîne pas d’escalade. | | Qu’est-ce que l’usage nocif ? | L’usage nocif ou usage à problème est une consommation susceptible de provoquer des dommages physiques, affectifs, psychologiques ou sociaux pour le consommateur et pour son environnement proche ou lointain. Les risques tiennent à la dangerosité spécifique de la molécule. | | Signes extérieurs de l’usage nocif | On parle d’usage nocif lorsque l’on peut constater : - l’utilisation d’une substance dans des situations où cela peut devenir dangereux : perte de vigilance ;
- des infractions répétées, liées à l’usage d’une substance(violences commises sous l’effet d’un produit, accidents divers sous l’effet du produit…) ;
- l’aggravation de problèmes personnels ou sociaux causés ou amplifiés par les effets de la substance sur les comportements(dégradation des relations familiales, difficultés financières..) ;
- des difficultés et/ou l’incapacité à remplir ses obligations dans la vie professionnelle, à l’école, à la maison (absences répétées, mauvaises performances au travail, mauvais résultats, exclusion, abandon des responsabilités) ;
- l’incapacité à se passer du produit pendant plusieurs jours ;
| | La dépendance, ça commence quand ? | Brutale ou progressive selon les produits ? La dépendance est installée quand on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques. La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est pharmaco dépendant. Il existe 2 dépendances, associées ou non, qui se caractérisent par des symptômes généraux : - l’impossibilité de résister au besoin de consommer ;
- l’accroissement d’une tension interne, d’une anxiété avant la consommation habituelle ;
- le soulagement ressenti lors de la consommation ;
- le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation.
a) La dépendance psychique La privation d’un produit entraîne une sensation de malaise, d’angoisse, allant parfois jusqu’à la dépression. b) La dépendance physique L’organisme réclame le produit à travers des symptômes physiques qui traduisent un état de manque. La privation de certains produits tels que les opiacés, le tabac, l’alcool et certains médicaments engendre des malaises physiques qui varient selon le produit : douleur avec opiacé - Tremblements majeurs avec l’alcool
- Convulsions avec BZD et barbituriques
Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement. | | |