SPECIALITE Fonctionnement d'un système de régulation Lors d'un vol spatial, un astronaute subit une accentuation de l'élimination urinaire (diurèse) qui persiste pendant toute la durée du vol spatial. A partir de la mise en relation des informations apportées par les documents, expliquez quel mécanisme régulateur conduit à cette augmentation durable de la diurèse. Un schéma fonctionnel simple est attendu.
Document 1 : Quelques conséquences de l'apesanteur. L'absence de gravité perturbe la répartition du sang dans le corps humain : alors que chez un individu debout, sur Terre, la masse sanguine tend à s'accumuler vers la partie inférieure du corps, chez un astronaute soumis à l'apesanteur, elle se répartit uniformément dans tout l'organisme. Un à deux litres de sang passent en effet de la moitié inférieure du corps vers la moitié supérieure.
Document 2 : Activité de récepteurs auriculaires cardiaques. Les oreillettes du cœur ont une paroi mince. Entre chaque contraction, l'arrivée du sang veineux dans les oreillettes provoque la dilatation de celles-ci ; des récepteurs sensibles à l'étirement situés dans leur paroi émettent alors des trains de potentiels d'action véhiculés jusqu'à l'encéphale par la voie des nerfs vagues. On enregistre, chez un rat, l'activité électrique d'un de ces récepteurs auriculaires au cours de quatre cycles cardiaques, dans diverses situations :

Document 3 : Action d'une hormone, l'ADH. Les physiologistes ont démontré que certains neurones de l'hypothalamus produisent une neurohormone appelée "ADH" ; celle-ci est libérée dans le sang au niveau de la post-hypophyse. Le tableau ci-dessous présente les résultats d'une mise en évidence expérimentale de l'action de cette hormone sur les reins. Taux sanguin d'ADH | volume d'urine émise ( L . 24h-1 ) | faible | 23,3 | élevé | 0,5 |
Document 4 : Modifications de la sécrétion d'ADH. Une augmentation de la pression transmurale auriculaire (différence entre la pression du sang à l'intérieur de l'oreillette et la pression qui règne à l'extérieur de celle-ci, dans la cage thoracique) se traduit par une augmentation du volume de l'oreillette, par distension de sa paroi mince. On a mesuré la variation du taux d'ADH plasmatique chez des chiens soumis à une augmentation de pression transmurale auriculaire. (Le taux initial d'ADH, exprimé en pg.mL-1, varie en fonction du chien étudié) 
En revanche, lorsque tous les nerfs reliés au cœur sont sectionnés : l'augmentation de pression transmurale auriculaire ne provoque aucune modification de la sécrétion d'ADH. |